Traduction norvégien
Dans Le bureau de traduction les traductions de le norvégien et en norvégien sont réalisées par des traducteurs diplômés et expérimentés de la langue norvégien.
Nous faisons les traductions de le norvégien et en norvégien sur la commande des personnes juridiques y compris les personnes juridiques d’État et des personnes physiques. Nos services comprennent tous les types de traduction et d’interprétation de le norvégien et en norvégien y compris l’interprétation simultanée.
La traduction écrite de le norvégien et en norvégien de tous les types des documents y compris la traduction des textes techniques, juridiques, médicales, littéraires et la traduction du software et des jeux informatiques.
L’interprétation de le norvégien (l’interprétation des négociations d’affaire, des meetings, des conversations téléphoniques, l’interprétation des enregistrements audio et vidéo en norvégien) est réalisée aussi bien par des interprètes russes de la langue norvégiene que par des interprètes de langue maternelle sur la commande du client. Nous assurons la présence rapide de l’interprète en Russie, France et à l’étranger.
Les traducteurs de le norvégien de notre agence de traduction sont des spécialistes diplômés, des anciens élèves des Universités russes et norvégiens (y compris des interprètes militaires), des interprètes de langue maternelle connus comme des partenaires de confiance et bons spécialistes.
A part la traduction russe-norvégien et norvégien-russe, Vous êtes bienvenu à faire une commande à traduire de le norvégien en allemand, espagnol, portugais et autres langues européennes et orientales, plus les langues de la Communauté des États Indépendants.
La confidentialité absolue de nos clients est garantie par voie de la conclusion du contrat avec tout traducteur stipulant une clause du secret commercial.
Norvégien
Le norvégien est une langue germanique parlée en Norvège, elle a pour racine historique le vieux norrois, qui était pratiqué depuis le Moyen Âge dans les pays scandinaves par les Vikings. Le vieux norrois est aussi l'ancêtre direct du danois et du suédois modernes et a exercé une influence sensible sur l'anglo-saxon pour former l'anglais ; en France, il a fourni au vieux normand certains éléments de vocabulaire.
Le norvégien actuel comporte en réalité deux standards concurrents à l'écrit :
le bokmål (littéralement « langue des livres » ─ prononcer « 'bouk-mol »), héritier du riksmål (littéralement « langue du royaume » ─ prononcer « 'riks-mol ») c’est-à-dire du norvégo-danois/dano-norvégien (norsk-dansk/dansk-norsk) élaboré pendant la longue période de domination danoise ; le bokmål est aussi connu sous la dénomination norvégien oriental ;
le nynorsk (ou « nouveau norvégien » ─ prononcer « 'nu-norsk »), héritier du landsmål (littéralement « langue des campagnes » ou « langue nationale » ─ prononcer « 'lanns-mol »), dont une variante moderne non officielle décrite plus "pure" mais "radicale" est dérivée, le høgnorsk (prononcer « 'heug-norsk ») plus proche du vieux norrois (et opposée à la première réforme de 1917) ; le nynorsk est aussi connu sous la dénomination norvégien occidental.
Histoire
Extension approximative du vieux norrois et des langues dérivées au Xe siècle. La zone en rouge montre l'aire de répartition du scandinave occidental, la zone orange celle du scandinave oriental. La zone rose représente l'aire du Gutnisk et la zone verte les langues germaniques ayant des correspondances avec le vieux norrois.Le norvégien actuel dérive du vieux norrois, qui était la langue utilisée par les Vikings. Selon la tradition c'est le roi Harald Hårfagre qui unifia la Norvège en 872. A cette époque on utilisait un alphabet runique. En observant les pierres runiques de cette période, on voit qu'il y avait peu de variations régionales de la langue. Vers 1030 le christianisme arrive en Norvège et avec lui l'alphabet latin, les premiers manuscrits en caractères latins apparaissent un siècle plus tard. Le norvégien commence aussi à se différencier de ces voisins.
Le vieux norrois se scinde alors en deux familles, le scandinave occidental (en Norvège, Islande, Groenland, îles Féroé et Shetlands) et le scandinave oriental (au Danemark et en Suède). Les langues d'Islande et de Norvège restent très proche jusque vers les années 1300, on les nomment alors vieux norvégien et vieux islandais.
Durant la période 1350–1525, le vieux norvégien évolue, la grammaire se simplifie, la syntaxe se fixe et du vocabulaire du bas-allemand moyen est intégré. Le suédois et le danois subissent une influence similaire, au contraire du féringien et de l'islandais. Durant cette période l'union de Kalmar unifie les royaumes de Suède, Norvège et Danemark. La Norvège est subordonnée au Danemark, et le danois devient la langue de l'élite et de la littérature. Dans le langage de tous les jours, le danois subit une norvégisation et une simplification grammaticale. C'est ce Dano-Norvégien qui est devenu la langue maternelle lorque l'union avec le Danemark prend fin en 1814.
Une nouvelle union commence avec la Suède, mais durant tout le XIXe siècle, la Norvège tente d'émerger en tant que nation et la langue devient un enjeu politique.
Histoire des deux standards à l'écrit de la langue norvégienne
Dans les années 1840, nombre d'écrivains commencèrent à norvégianiser le danois en incorporant des mots décrivant les paysages et la culture norvégienne. L'orthographe et la grammaire furent progressivement modifiées.
Dans le même temps, un mouvement nationaliste militait pour le développement d'une nouvelle forme écrite du norvégien. Ivar Aasen, un linguiste autodidacte commença dès l'âge de 22 ans ses travaux pour créer une nouvelle langue norvégienne à partir de ses voyages dans tout le pays -où il avait comparé les dialectes de différentes régions- et de l'étude de l'islandais, langue qui avait su se préserver largement des influences extérieures qu'avait subies la langue norvégienne. Il appela le fruit de ses travaux, publiés dans plusieurs livres de 1848 à 1873, le landsmål (littéralement "langue nationale").
La Norvège fut séparée du Danemark en 1815 pour former une union avec la Suède, qui dura jusqu'en 1905. Cependant, seul le danois norvégianisé fut adopté comme langue officielle par le parlement norvégien sous le nom riksmål (langue du royaume) en 1899. Après une période de romantisme patriotique effréné, certains voulurent imposer un retour aux sources, c’est-à-dire au norvégien « originel » des campagnes ; mais les diverses institutions ne purent suivre ce mouvement, puisque toutes leurs archives étaient rédigées en danois (cette tension explique la coexistence, aujourd’hui, de deux langues norvégiennes).
Après la dissolution de l'union avec la Suède, les deux langues continuèrent à se développer. Au cours du XXe siècle, une série de réformes orthographiques tendit à rapprocher les deux langues, facilitant notamment l’utilisation de formes nynorsk en bokmål et réciproquement.
En 1929, le riksmål fut officiellement renommé bokmål (langue des livres), et le landsmål fut renommé nynorsk (nouveau norvégien) — les anciennes désignations dano-norvégien et norvégien furent abandonnées au parlement, car le label danois était (et est toujours) très impopulaire parmi les utilisateurs du bokmål (riksmål). Cette adoption marque la reconnaissance officielle de deux langues.
Le bokmål et le riskmål ont été rapprochés au cours des réformes successives de 1917, 1938 et 1959. C'était le résultat d'une politique visant à fusionner le nynorsk avec le bokmål en une seule langue hypothétique nommée samnorsk (norvégien commun). En 1946, un sondage montra que cette politique était soutenue par 79 % des Norvégiens d'alors.
Cependant des opposants à la politique officielle organisèrent un mouvement massif de protestation contre le samnorsk dans les années 1950, en combattant particulièrement l'utilisation de formes radicales dans les livres scolaires de texte en bokmål. La politique samnorsk eu finalement peu d'influence après 1960 et fut officiellement abandonnée en 2002.
Si en 1917 on s'était contenté de regrouper les dialectes avec une orthographe commune dans l'un des deux groupes linguistiques, mais en laissant subsister des variantes locales, les réformes plus récentes de 1981 et 2003 (effective en 2005) du bokmål officiel permettent d'unifier les différences subsistant avec le riksmål (les différences résiduelles sont maintenant comparables à celles entre l'anglais britannique et l'anglo-américain).
Les utilisateurs des deux langues écrites ont résisté aux efforts de dilution des distinctions de leur langue écrite en général et de leur prononciation. Au cours des années, les normes pour le bokmål ont de plus en plus accommodé les anciennes formes du riksmål. De ce fait, certains ont préféré suivre une voie plus traditionnelle pour l'écriture du nynorsk, le høgnorsk (norvégien pur).
La situation actuelle des deux standards à l'écrit
Actuellement, le nynorsk est plus répandu dans les régions campagnardes du sud-ouest, de l’ouest, et aux montagnes de l'est de la Norvège, alors que le bokmål se rencontre dans l'est et dans le nord du pays, ainsi que dans presque toutes les régions urbaines.
Aujourd'hui, à l’école, les élèves apprennent nécessairement les deux langues et doivent être capables de lire et de rédiger des documents dans chacune d’entre elles à partir de l'enseignement secondaire et supérieur. Près de 85,3% des écoliers norvégiens reçoivent un enseignement primaire en bokmål, et 14,5% en nynorsk. Sur les 433 municipalités de Norvège, 161 ont déclaré vouloir communiquer avec les autorités centrales en bokmål, 116 (représentant 12% de la population) en nynorsk, les 156 autres restant neutres. Sur les 4 549 publications (parues en 2000), 92% étaient en bokmål ou riksmål, 8% en nynorsk. Les grands quotidiens nationaux (Aftenposten, Dagbladet et VG) sont publiés en bokmål. Quelques quotidiens régionaux (tels que Bergens Tidende et Stavanger Aftenblad) et nombres de journaux locaux utilisent les deux langues.
Cependant, d'autres influences régionales subsistent, et si à Oslo une rue s’appelle gate, à Kragerø (sud-est d’Oslo) on dit gade, tandis que dans le comté de l’Oppland, en direction de Lillehammer, on lit gutua sur les pancartes...
Néanmoins, de solides divergences persistent entre les deux langues et un débat souvent enflammé persiste entre les tenants du nynorsk et ceux du bokmål, les premiers soutenant que le nynorsk, plus « suédois », serait plus proche du norvégien parlé, alors que les seconds mettent en avant le fait que les étrangers apprennent plus facilement le bokmål ; mais la question est encore loin d’être réglée. Aussi, on admet généralement qu'il existe une grande variété de différences dialectales, au point qu'il est presque impossible de les dénombrer. Des différences grammaticales, syntaxiques, lexicales et phonétiques se produisent à des niveaux distincts des divisions administratives, au point que dans certains cas ils sont mutuellement inintelligibles aux locuteurs non avertis. Ces dialectes tendent à se régionaliser par enrichissement mutuel, mais on note un récent intérêt pour leur préservation. |